« C’était magique de remonter le temps »

Dans son film à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, Romane Bohringer convoque ses souvenirs d’enfance pour parler de sa mère disparue. Parce que les gares et les voyages en train ont jalonné ses jeunes années, elle a souhaité tourner des scènes dans nos décors ferroviaires. L’actrice devenue réalisatrice raconte.

À la rencontre de Romane Bohringer, réalisatrice du film "Dites lui que je l'aime"

Mêler deux récits intimes

C’est l’histoire de deux mères qui ont brillé par leur absence, celle de Clémentine Autain, et celle de Romane Bohringer. À partir du livre autobiographique de la première, dont la mère, Dominique Laffin, a tourné derrière la caméra de Claude Miller, Catherine Breillat ou encore Claude Sautet, la seconde a réalisé « Dites-lui que je l’aime ». Enquête sur les traces de ces deux mères aux destinées tragiques, le film est aussi un hommage aux vertus réparatrices de la littérature et du cinéma.

Après avoir été projeté en séance spéciale au Festival International du Film de Cannes en mai dernier, « Dites-lui que je l’aime » sort en salles le 3 décembre 2025.

« J’étais émue d’imprimer ces souvenirs sur la pellicule »

Parce que ses souvenirs d’enfance sont liés aux quais des gares sur lesquels elle retrouvait sa mère, et aux voyages en train sur la route des vacances, Romane Bohringer a tourné plusieurs scènes dans nos décors ferroviaires pour reconstituer ces moments.

Elle se confie sur son rapport au train, et nous raconte pourquoi c’était important, pour elle, de filmer dans des gares parisiennes, et comment se sont déroulées ces journées de tournage avec nos équipes, en gare de Lyon, mais aussi en gare de Bercy, où elle a retrouvé le train Corail de son enfance.