Réduire le bruit ferroviaire

Gares, technicentres, circulations ferroviaires, chantiers… Les sources de bruit concernent l’ensemble des activités de notre Groupe. Découvrez nos solutions pour réduire l’impact du bruit ferroviaire sur les voyageurs et riverains de nos lignes et nos collaborateurs.

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Le coût social et la réglementation du bruit ferroviaire

Un enjeu pour la société et le Groupe

L’exposition au bruit, tout comme la qualité de l’air, est un enjeu de santé publique. Le coût social de l’exposition au bruit en France s’élève à 147 Mds€ par an, selon l’ADEME. Les deux-tiers de ces coûts sont directement imputables au secteur des transports. Le bruit routier représente plus de la moitié du coût social du bruit et le ferroviaire un peu moins de 8% (11,2 Mds€).

Pour le groupe SNCF, le traitement du bruit ferroviaire est une condition sine qua non pour l’acceptabilité et la réussite de ses projets qui visent à augmenter la part modale du train dans le transport de voyageurs et de marchandises. Au sein du Groupe, nos équipes ont ainsi développé des expertises techniques et une véritable ingénierie de la concertation en la matière, qui rassemble l’ensemble des parties prenantes.

Les sources du bruit ferroviaire et la réglementation

Les sources de bruit ferroviaire sont multiples : circulations des trains, annonces en gare, sites industriels, chantiers… Le bruit d'une motrice TGV à quai (92 à 95 dB) est, par exemple, comparable au niveau d'un orchestre symphonique, celui du déchargement de ballast à 1 m (98 à 115 dB) correspond à des niveaux en discothèque ou en concert proche des enceintes. Au poste de conduite dans une locomotive de ligne (78 à 87 dB), le niveau sonore se situe entre celui d'aboiement et de mixeur. Mais ces niveaux sonores n’expliquent qu’une partie de la gêne réellement perçue (sensibilité au bruit, moment de la journée, phase de sommeil, etc.).

Les entreprises ferroviaires en Europe doivent respecter la spécification technique d’interopérabilité (STI) bruit. Elle fixe les niveaux sonores des matériels roulant. SNCF Réseau est responsable du niveau sonore en façade des riverains. Côté bâtiments (gares, sites industriels), c’est la responsabilité de l’activité qui est engagée.

  • 147 Mds€

    le coût social annuel du bruit en France

  • de ce ces coûts proviennent des transports

  • 11,2 Mds€

    sont imputables au bruit ferroviaire

Nos solutions pour réduire le bruit ferroviaire

Réduire le bruit sur le réseau

Nos équipes SNCF Réseau sont mobilisées depuis plus de vingt ans pour traiter le bruit et ainsi minimiser l’impact des circulations et de nos activités sur la vie des riverains. Pour chaque type de bruit, nous appliquons la réglementation correspondante :

  • le bruit des circulations, défini par des niveaux sonores moyens à ne pas dépasser en période diurne (entre 6h et 22h) et en période nocturne (entre 22h et 6h)
  • le bruit des activités et de voisinage
  • le bruit de chantier

Nos actions préventives et curatives le long du réseau

En application de la réglementation, nous mettons en place des actions préventives :

  • éco-conception des projets pour respecter des seuils de bruit en façade des riverains pour les projets ferroviaires
  • production d’un classement sonore des voies pour définir les obligations des promoteurs immobiliers dans leurs constructions aux abords des voies en termes de prescriptions acoustiques

Mais également des actions curatives afin de traiter des situations préexistantes liées au développement concomitant de la demande de transport et de l’urbanisation le long des infrastructures, en des temps où la réglementation bruit n’existait pas. Ces « points noirs bruit ferroviaire » font l'objet d'un programme de résorption grâce à la pose d’écrans acoustiques et de travaux d’isolation acoustique pour les bâtiments existants. Cela concerne :

  • les bâtiments dits sensibles (enseignement, social, santé, habitations)
  • exposés à des niveaux de bruit supérieurs ou égaux à 73 dB le jour ou supérieurs à 68 dB la nuit
  • les bâtiments construits antérieurement au classement sonore des voies ferrées ou avant 1978

Nous recourons également au :

  • remplacement des rails courts par des longs rails soudés
  • remplacement des traverses en bois par des traverses en béton
  • absorbeurs sur les voies
  • merlon ou mur-antibruit

Réduire le bruit du matériel roulant

Les STI fixent des limites de bruit à l’arrêt, à l’accélération, au passage et au freinage, pour chaque type de train. Les équipements (moteur, ventilateur, etc.), le contact des roues sur les rails à partir de 50 km/h, mais également l’écoulement de l’air autour du train à très haute vitesse sont des vecteurs de bruit.

L’optimisation du bruit en stationnement et des équipements, le remplacement des semelles de frein en fonte par des semelles en matériau composite et un travail sur l’aérodynamique et le design des matériels roulant permettent des gains substantiels en matière de bruit. 

Réduire le bruit en gare

Nous diffusons des annonces sonores pour informer les voyageurs. Notre objectif ? Trouver le meilleur compromis pour assurer la compréhension des messages sonores sans déranger les riverains.

Pour informer sans déranger, nous concevons des systèmes de sonorisation adaptés (implantation des haut-parleurs, niveaux sonores adaptatifs entre jour et nuit). Nous pouvons également recourir à un système de détection de présence, qui permet de ne pas diffuser d’annonce si le quai est inoccupé.

Nous travaillons également sur le confort acoustique de nos gares par la création d’espaces calmes dans les zones d’attente, à distance des zones bruyantes, mais également dès la conception des gares grâce au diagnostic des espaces, à des modélisations acoustiques et des études de maîtrise d’œuvre.

Protéger nos collaborateurs du bruit

Au sein de notre Groupe, le bruit ferroviaire est un enjeu de santé et de sécurité au travail. Pour améliorer la qualité de vie au travail et prévenir les risques, nous menons des actions aussi bien collectives qu’individuelles, telles que :

  • le recours à des matériaux acoustiques dans nos locaux industriels
  • des équipements acoustiques pour réduire le bruit de nos trains de travaux lors des opérations de renouvellement de voies
  • l'éloignement des portiques d'accueil embarquement des motrices de trains pour protéger nos agents en gare du bruit de la motrice
  • des protections auditives pour nos collaborateurs, adaptées à chaque métier (bouchons d’oreilles, casques, serre-têtes…)